Rendre la maison sûre : adapter le logement d'une personne âgée
On imagine des travaux. En réalité, l'essentiel se règle avec une perceuse, deux barres
d'appui et quelques sacs-poubelle pour ce qui traîne.
La nuit, entre le lit et les toilettes
C'est le trajet le plus dangereux de la maison. On se lève vite, on a la tension basse,
il fait noir.
une veilleuse à détection dans le couloir — quelques francs ;
un interrupteur atteignable depuis le lit ;
rien par terre sur ce trajet : ni tapis, ni fil, ni carton.
La salle de bain
barre d'appui dans la douche et à côté des toilettes — vissée dans le
mur, jamais à ventouse ;
tapis antidérapant dans le bac ;
chaise de douche : elle change tout, et elle évite qu'on renonce à se laver ;
rehausseur de toilettes si se relever est difficile.
Partout ailleurs
les tapis : on les enlève, tous. C'est la première cause.
les fils le long des murs, jamais en travers ;
de la lumière, partout, plus qu'on ne croit nécessaire ;
ce qu'on utilise tous les jours à hauteur de main : plus de tabouret
pour attraper la casserole du haut ;
des chaussons fermés à semelle, pas des savates.
Ce qui ne s'achète pas
Aucune barre n'empêche une chute due à une tension mal réglée, à des médicaments qui
endorment ou à une vue qui baisse. L'aménagement va avec le
reste du bilan, il ne le remplace pas.
Olinda repère ces points lors de la première visite : c'est ce qu'elle fait depuis vingt ans.
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