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Quand manger devient un problème : la dénutrition des personnes âgées

Personne ne dit « je ne mange plus ». On dit « je n'ai pas très faim ». Et l'entourage ne s'en rend compte que lorsque les vêtements flottent — c'est-à-dire tard.

Pourquoi ça arrive

  • manger seul : le premier facteur, et le plus sous-estimé ;
  • cuisiner devient trop fatigant, ou dangereux ;
  • le goût change, les médicaments coupent l'appétit ;
  • des problèmes de dents ou de déglutition qu'on n'a pas signalés ;
  • faire les courses n'est plus possible ;
  • après une hospitalisation, l'appétit met des semaines à revenir.

Les signes

  • la ceinture, l'alliance, la montre qui tournent ;
  • le frigo qui ne se vide plus, ou toujours les mêmes conserves ;
  • de la fatigue, des chutes, des plaies qui ne cicatrisent pas ;
  • une pesée régulière est la seule mesure fiable — perdre 5 % de son poids en un mois est un signal d'alerte.

Ce qui marche

  • Partager le repas. On mange davantage quand quelqu'un mange en face. C'est le geste le plus efficace, et il ne coûte rien de plus.
  • Enrichir plutôt qu'augmenter les portions : fromage râpé, crème, œuf, lait en poudre — plus de calories dans le même volume.
  • Cuisiner sur place : l'odeur ouvre l'appétit, un plateau livré froid ne l'ouvre pas.
  • Fractionner : quatre petites prises valent mieux que deux repas intimidants.
  • Et en parler au médecin : la dénutrition se traite, mais encore faut-il la nommer.

Préparer les repas, les partager et surveiller le poids fait partie de ce qu'Olinda fait au quotidien. Lui en parler.

Une question sur votre situation ? Olinda répond au téléphone, sans rendez-vous et sans engagement.

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